À propos de moi

L’approche humaine et sa compréhension m’ont toujours intéressées. Après deux années de sociologie à l’université, j’ai réalisé une licence professionnelle d’intervention sociale dans la coordination de projet dans l’Économie Sociale et Solidaire. J’ai exercé dans des structures sociales de droits communs.

 

Depuis l’obtention du D.E.E.S, je travaille comme éducatrice spécialisée dans des structures sociales et médico-sociales (secteur du handicap physique/psychique/intellectuel, milieu ouvert, protection de l’enfance etc.) Mon expérience professionnelle m’apporte une spécificité dans le soutien du lien familial.

 

En parallèle, passionnée par les pratiques artistiques, j’ai régulièrement proposé des ateliers de médiations artistiques aux personnes que j'accompagnais. Durant ces années, j’ai observé et expérimenté l’impact positif de ces pratiques dans les parcours sociaux et individuels.

 

Afin de perfectionner et valider cette pratique professionnelle, j’ai intégré un Institut de formation d’Art thérapeute sur l’Ile de la Réunion, où j’ai vécu plus d’un an.

 

Depuis 4 ans, je suis diplômée de l'Institut Betterfly (Île de la Réunion) en tant que praticienne en art-thérapie perceptuelle, validé par le Référentiel National Qualité QUALIOPI.

 

En 2025, j’ai réalisé la formation « Approche de la médiation familiale » par l’IFAC de Lyon.

À propos de l'art-thérapie

L’art existe depuis la préhistoire. Nous pouvons observer diverses formes possibles (peintures dans les grottes, sculptures réalisées sur des outils et objets du quotidien...). Depuis l’apparition de l’homme, l’art sert de moyen d’expression. Il permet de communiquer avec autrui, déposer une trace pour les générations suivantes, déposer ses pensées et perceptions du monde…

 

C’est à la fin du 19° siècle, que des recherches vont être réalisées sur l’impact des pratiques artistiques sur les fragilités psychologiques et psychiatriques. Ces recherches naîtront d’un certain nombre d'aliénistes intéressés par les productions des personnes internées dans les hôpitaux, qui s’appellera « art psychopathologique ». C'est à partir de ces recherches que va naître la notion de bienfait des activités artistiques.

Parmi les premiers à s’intéresser à l'expression de la pathologie mentale à travers l'art, on peut citer :

  • Marcel Reja (1873-1957) médecin, qui publie en 1901, L'art malade: dessins de fous, puis le livre L'art des fous en 1907.
  • Walter Morgenthaler, médecin qui publie en 1921, A Psychiatric Patient as Artist.
  • Hans Prinzhorn, psychiatre et historien d'art allemand, qui publie en 1922 l'ouvrage Expression de la folie. Dessin, peinture, sculpture d'asile (il étudiera des productions de patients hospitalisés en psychiatrie)

En 1950 a lieu la première exposition internationale d'art psychopathologique à l’hôpital Sainte-Anne à Paris à l'occasion du premier congrès mondial de psychiatrie. Y sont exposées 2 000 œuvres plastiques (dessins et peintures) créées par 350 malades. Un ouvrage va y être consacré « L’art psychopathologique » en 1955 par Robert Volmat, docteur en médecine et professeur de psychiatrie à la faculté de médecine de Besançon (1962-1989). En 1959, Robert Volmat fonde avec Jean Delay (psychiatre, neurologue et écrivain français) la société internationale de psychopathologie de l'expression. Celle-ci donnera naissance en 1964 à la société française de psychopathologie de l'expression, qui existe encore sous le nom de Société française de psychopathologie de l'expression et d'art-thérapie.

 

L'art brut :

L’art brut a sans doute toujours existé mais il n’a été révélé qu’au XXe siècle.

C’est un peintre, sculpteur et plasticien français Jean Dubuffet, (1901-1985), qui va en 1940 être le premier théoricien à donner un nom à ce type d’art qui est : « l’art brut ». Cette notion désigne les ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique.

Jean Dubuffet se rendit dans des établissements spécialisés en 1945 (hospitaliers, prisons, milieux populaires…). Rien ne laissait présager qu’il y trouverait des créateurs qu’il considéra comme supérieurs aux artistes déjà reconnus dans l’art du moment. Considérant la « culture » de l’art comme destructrice des facultés créatives, c’est l’art brut en tant que concept qui libéra ces créateurs du stigmate en valorisant leurs capacités créatives.

Les auteurs d’art brut ont, dès le début, ressenti le besoin de créer, de modeler… les matières premières. D’autant que parfois, les conditions dans lesquelles ceux-ci vivaient les obligeaient à avoir cette imagination pour assouvir leurs envies créatrices.

Par exemple, Jeanne Tripier, artiste psychotique, mélangea des médicaments avec des teintures capillaires, du vernis et de l’encre qui lui permit de créer des effets de couleur et de transparence.

Les thèmes traités par les créateurs d’art brut ne se restreignent pas à la représentation simple de leurs environnements familiers mais illustrent leur ressenti intérieur, leurs préoccupations et leurs sentiments.

L’art brut échappe à toutes tentatives d’encadrement, art secret et individuel, il permet à chaque artiste (parfois malade, handicapé, désœuvré ou isolé) de pallier la solitude et sert de résilience. André Breton, (essayiste théoricien du surréalisme, poète et écrivain) s'est intéressé à l'expression de l'inconscient à travers la création artistique. Avec ses confrères, il expérimentera diverses techniques permettant de faire parler l'inconscient à travers la création, notamment l'écriture automatique ou la peinture. Claude Wiart (1929 - 2004), fondateur de ce levier thérapeutique par l’expression crée en 1964 les membres de la Société Française de Psychopathologie de l'Expression afin de réunir les chercheurs et les cliniciens de toute la France.

 

L'art-thérapie :

Certaines personnes étant convaincues d’un potentiel créatif chez les malades, étaient décidées à s’en servir pour leur redonner un statut d’humain.

L’art-thérapie est nommée dans les années 1930, venant principalement d’Angleterre et des Etats-Unis avant de se développer en Europe vers les années 1950.

Dans un premier temps elle se développe dans les institutions de soins et cherche à soigner, rééduquer, réhabiliter, restaurer, des capacités physiques par des activités d'expressions artistiques.

En 1988, il y a la naissance de la Fédération Française des Art-thérapeutes.

 

Aujourd’hui :

L’art-thérapie est constituée de divers courants (traditionnelle, moderne…) et donc de diverses manières de l’utiliser dans les établissements et en libéral. Née plutôt dans le milieu du soin elle se développe également dans la sphère médico-sociale et sociale.

Les employeurs, les professionnels ainsi que les commissions pédagogiques des Diplômes Universitaires d’art-thérapie ont des exigences quant à la qualité et au contrôle des enseignements. Par ailleurs, on constate des dérives de certains praticiens.

Il est important de se renseigner sur la formation (diplômes d’Ecoles et d’Organismes agréés D’Etat par RNCP et/ou Universitaire) et du parcours professionnel du praticien en Art-thérapie.